Talking Trade – Les ventes de grands vins démarrent fort au 4e trimestre

By October 20, 2020Francais

La dégustation annuelle organisée par l’Union des Grands Crus de Bordeaux s’est tenue cette semaine à Londres. Les Bordeaux millésime 2018 y ont été présentés. Bien que les échanges portant sur le millésime 2018 se sont poursuivis tout au long de l’année 2020, les prix des vins correspondants ont reculé. Le marché est maintenant dans l’attente des notes qui seront attribuées aux vins en bouteille au début de l’année prochaine. Cette semaine, peu d’échanges concernaient donc le millésime 2018. C’est le millésime 2017 qui a enregistré la plus forte activité, suivi des millésimes 2005 et 2016.

Octobre a commencé là où septembre s’est arrêté. La valeur et le volume des échanges, cumulés depuis le début du mois, sont en hausse par rapport aux 9 mois précédents. Il y a également eu ce mois-ci une gamme éclectique d’activités commerciales, avec des ventes de whisky, de brandy et de Montilla Moriles, une version non fortifiée du Xérès.

La part de marché des vins de Bordeaux a reculé semaine après semaine pour représenter aujourd’hui 36,7 % du total des échanges en valeur. Sur ce total, l’appellation Pauillac compte pour 50 % des échanges, tandis que Pomerol et Pessac-Leognan totalisent des parts de marché inférieures à tout de même deux chiffres.

La Bourgogne (22,3 %) est retombée sur ses pieds cette semaine, sa part de marché passant au-dessus des 20 % pour la première fois depuis août dernier. La part de marché de la Champagne a également augmenté à 7,2 %.

La part de marché des É.-U. est restée relativement stable autour de 13,0 % ; un chiffre remarquable, alors que fin 2019 elle n’atteignait que 2,3 %.

Enfin, les parts de marché de l’Italie (12,4 %), du Rhône (3,7 %) et de la catégorie Reste du monde (4,7 %) ont toutes reculé.

Le Napa Valley 2013 du domaine Promontory est le vin qui, en valeur, s’est le plus vendu cette semaine. D’autres vins de la Napa Valley millésimés 2013 ont changé de main cette semaine, dont l’Opus One, le Verité, le Hundred Acre et le Continuum.

Le Romanee Conti, le vin le plus cher du domaine DRC, a vu son millésime 2006 atteindre un nouveau sommet en termes de prix sur Liv-ex. Il y a seulement 11 ans, le vin se négociait pour 34 800 £ les 12 bouteilles de 75 cL.

Le Mouton Rotshchild 2000 et sa célèbre bouteille, ornée du bélier d’Augsbourg et sérigraphiée à l’or fin, continuent de se vendre avec un important surcoût par rapport aux millésimes environnants. Similairement, le Lafite Rotschild 1982 se négocie au prix fort en raison du succès rencontré auprès de Robert Parker au début des années 2000 et de la renommée du millésime 1982 dans son ensemble. Neal Martin de Vinous l’a récemment réévalué à 97 points, « deux bouteilles dégustées récemment révélant ni plus ni moins que le vin a eu besoin d’un peu plus de 30 ans pour atteindre son apogée ». Le critique a d’ailleurs ajouté : « La cohésion et la finesse dépassent celles des bouteilles dégustées il y a dix ans, la structure est désormais délicate mais ferme, soutenue par des notes pures de mûre et de cèdre pour une finale soutenue. Magnifique ! »

Actualités

Bordeaux 2020

Selon Gavin Quinney (@GavinQuinney), producteur, vigneron et écrivain-œnologue bordelais, le millésime 2020 à Bordeaux « a fini, malgré une certaine variabilité, par être une très bonne année avec des vins d’un potentiel exceptionnel dans de nombreux domaines ». Lisez donc la mise à jour annuelle de G. Quinney pour tout savoir sur les vendanges de cette année.

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